You’ve got my whole world in your hands
3, 2, 1. Pas de flash, mais presque. Et Léo et Léa sourient à l’écran. Un petit souvenir qui ira se ranger quelque part, qui ressortira peut-être un jour, mais peut-être pas. Et alors. Il est tôt, il est tard. C’est passé vite. Trop vite. Et c’est pourtant encore trop loin. Il ne faut pas un mot de moins, et pas un mot de trop. Alors on coupe, on efface, on ajoute, on dilue. Ca ne veut plus rien dire. Et alors. C’est déjà trop loin. Et pourtant si présent à l’esprit. Les mots et les couleurs se sont suivis sans se ressembler, les images ont dansé devant les yeux, les sons ont empli le corps. Et alors. Tout s’embrouille, et elle ne devrait pas penser comme ça. Elle ne devrait pas. Alors on joue, on danse, on rit. On efface, on ajoute, on dilue. Et alors. Cela revient comme une ronde sans fin. Partir, vivre, rêver. Avoir fini, enfin, avoir recommencé, enfin. Trop tôt, trop tard. Sans fin. Et alors. C’est trop loin. Les mots se sont bousculés sans se ressembler. Et c’est ça qui l’a fait rêver. Parce qu’il y a du jeu, parce qu’il y a de la danse, parce qu’il y a du rire, et le tout en musique. Et alors. Que demander de plus. Cela emplit les yeux, le corps, les murs, les rues, les gens. Souvenir, souvenirs. Se souvenir. Et alors. Bientôt. Rire, jouer, danser. Ecouter. Et le battement d’un coeur raisonnera dans la nuit, quelque part pas loin. Sourire, rêver, écouter. Juste un souffle dans le noir. Comme un rêve qui se perd, qui revient, qui tourbillone, qui s’immortalise dans un reflet. Tôt ou tard. Sur un mur, du scotch, de l’encre, un bout de papier. Et ce reflet. Les couleurs se bousculent dans le noir et blanc, c’est tellement plus simple. Et cela serait tellement simple. Un éclat de rire, quelques notes, une danse. Et alors. Les mots s’entassent, se délassent, la dépassent. Sûrement. Sur tout. Surtout. Et alors. Elle a cette étincelle qui se reflète dans le corps. Ces doigts qui courent sur les touches, les yeux qui se ferment. L’éclat de rire sur le coin des lèvres, et la danse tout au fond du ventre. Les doigts qui se referment et les yeux qui se touchent. Il est tard, il est tôt. Elle ne devrait pas, et pourquoi pas. En noir et blanc, tout devient possible. Et le souvenir se fait éternel.
Tu y crois, toi ?

Je me suis laissée emporter par la danse de tes mots.
C’est magnifique Léa.
Merci =)