When you can live forever, what do you live for ?
Et le jour disparaît lentement, comme le bruit des talons qui claquent sur les pavés. Ce petit claquement sec qui met irrésistiblement le sourire aux lèvres. Lentement, et pourtant trop vite, encore une fois : l’impression d’avoir ouvert les yeux il y quelques minutes à peine s’est gravée quelque part et l’on ne parvient pas à s’en défaire. A peine arrivée, déjà repartie. A peine commencé, déjà fini. Et cette histoire ne me lâche plus, elle s’inscrit dans chaque recoin de mon esprit, dans chacun de mes gestes, dans ces parcelles de souvenirs sans cesse renouvelés, et qui se mêlent inexorablement aux rêves. C’est étrange comme elle me touche et me perturbe, c’est étrange comme je n’arrive plus à me détacher de ces quelques mots, de ces quelques notes, de ces quelques couleurs. De cette sensation d’un regard un peu trop profond et de ce sourire un peu trop énigmatique. Et même ce 2 qui traîne, sans qu’on sache d’où il vient, trouve sa place dans cette élaboration mentale inattendue.Peut-être un besoin d’évasion, loin, ailleurs. Une envie de rêver revenue, une envie de trouver retrouvée. Une envie de vivre remise à nue. Et même le souffle du vent et le bruit de la pluie s’accompagnent de frissons doucement impromptus.
Vivre. Vivre trop. Et bien trop loin.
“Une envie de rêver revenue, une envie de trouver retrouvée. Une envie de vivre remise à nue. Et même le souffle du vent et le bruit de la pluie s’accompagnent de frissons doucement impromptus.”
Que tes mots sont beaux Léa.