Superficielle.
Froid et chaleur. Silence et musique. noir et couleurs. Myriade de couleurs. Rouges, jaunes, orangés, bruns, verts, gris. Yeux verts-de-gris. Le temps s’allonge et se dilue dans quelques gouttes de pluie. Le ciel débat, la pluie s’en va, la vie est là. Dans le flou d’un visage, dans le dos d’un pigeon, dans les feuilles des arbres multicolores. Elle a pû s’écrouler et perdre sa moitié, comme cette tour décomposée. Elle a pû voir s’envoler ses couleurs comme les arbres d’automne. Elle a pû vouloir fermer les yeux pour oublier le froid. Chacun de ses instants s’est gravé quelque part comme sur du papier photo. Le noir au dehors et le sourire au dedans, les mots qui viennent et qui repartent, le souvenir qui creuse son nid, l’oiseau qui s’envole et l’écureuil qui s’enfuit, la douceur d’un geste et la violence d’une sensation, la sérénité d’une voix, la chaleur d’un silence, la beauté de l’instant volé, l’intensité du moment et l’éternité du passé, le réconfort d’une présence, le regard à perte de vue, le souffle à perte d’haleine, les sonorités d’une langue, la multitude de chaque rencontre, l’unicité de chaque retour.
Poser son regard sur le monde et l’y abandonner. Simplement pour retrouver.
Un jour. Bientôt.