Rentré(e)

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Trouver l’inspiration. Malgré l’odeur de frites et la musique abrutissante. Se souvenir de cette petite phrase lancée au coin d’une conversation : “On n’écrit bien que lorsqu’on va mal”. Peut-être que c’est vrai. Je l’ai pensé longtemps. Et malgré tout, on continue à croire, à espérer même, que le beau peut découler du bonheur.

Peut-être que le problème, c’est que ce bonheur ne se dit pas. Il se vit, il se goûte, il s’écoute, il se sent, il se ressent, il se regarde dans les yeux des autres, dans les yeux de l’autre.

Ou alors il se dit en quelques mots à peine. Je l’aime.

Et c’est ça, en fait, juste ça. Je pourrais, encore et toujours, dire les mots, les rires, les regards, les voyages, les photos, les sourires, le soleil et la pluie, l’issy et l’ailleurs, les jours et les nuits. Et pourtant, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est cet amour qui me dévore. Qui nous dévore, j’ose croire.

            C’est cette flamme dans ses yeux, cette douceur dans chacun de ses gestes, ces compréhensions tacites, ces envies illicites. Ce sont les pleurs qui sèchent si vite, ce sont ces sourires qui se gravent partout, ce sont ces moments hors du temps et ces jours qui filent comme des secondes.

            Sous les contraintes familiales, sous le soleil de Marseille, sous la pluie de Nédon, sous les toits d’Issy.

            Sur les ponts de Prague, sur un lit d’hôpital, sur les routes d’Europe.

            Partout et n’importe quand.

            Mais tous ces mots sont si faibles, je crois, quand on peut dire, simplement, je l’aime.

 

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One Response to “Rentré(e)”

  1. Annick

    Juste pour te dire bonsoir Léa et t’embrasser.

    Tu écris bien aussi quand tu es heureuse.

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