Quand le rayon du soleil traverse monts, marées et nuages.
Plonger dans un autre monde. Plongée vers un autre ciel, toujours le même. Le cœur est à la fête, l’âme est au repos. Je pourrais penser à ce qu’il en est, je pourrais penser au sud, je pourrais penser au rire qui résonne là-bas, à la douceur de son soir et de ses nuits, je pourrais vouloir, je pourrais envier, je pourrais ne plus vouloir, je pourrais haïr. Mais la plongée se prolonge bien plus que prévu, le souvenir s’est dilué partout. Dans chacun des gestes, dans chacun des mots, dans chacun des sourires, dans chacune des couleurs, dans chacune des gouttes de pluie. On retrouve sur le bout de la langue des mots qui n’existaient plus et qui chatouillent le palais comme une petite princesse Chasmous. La confiance et l’espoir se chamaillent, la sérénité veille. Les quelques syllabes prononcées dans la nuit se parent de milles couleurs, le reflet d’un regard s’illumine de mille douceurs. Comment partager ce sentiment de voguer dans un rêve, loin, loin de tout ? Comment écrire cet émerveillement de chaque seconde dans ce monde inconnu, qui n’a autant de saveur que parce que m’accompagnent quelques instants volés ? Le noir a rendu la vie belle, la nuit l’a illuminée, la peur l’a apaisée, le silence autour d’un souffle l’a rendue invincible.
Ne trouver le bonheur que là où. Et y être en partie.
