Italia

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Un mois déjà, un mois seulement, les mots se perdent, les couleurs aussi.

Lei non sa se deve scrivere in italiano o in francese.  Pero, non sa se deve scrivere, porre delle parole sui ricordi, sulle imagine, sulle sensazioni. Déjà les mots s’échappent et se mélangent.  Già, come si dice ? Ca la perturbe.

Le manca. Tutto. Tutti.

Les vieilles et grandes maisons de pierre, carrées, mangées de soleil et de lézards, les volets de bois inclinés,  les arcs en ciel chauds des façades, les arcades en pagaille.

Il cielo azzurro azzurro, il sole della mattina sul viso, che ti sveglia, il vento caldo, la luce abbondante, la calore opprimente dell’inizio del pomeriggio fuori la casa fresca e oscura, la dolcezza della serata, la notta nera nera, le stelle che brillano sulle mura, l’aria sulla bicicletta.

Les mots chantants, les cris des enfants dans les parcs, les discussions des grands-pères sur la terrasse des cafés, le cliquetis des vélos,  le bruit des tracteurs, le chant des cigales, le miaulement du chat, le roucoulement des tourterelles, la chanson des Winx, la poupée qui pleure, rit et dit “mama”, le murmure de l’histoire avant de dormir, les “bonné nouit” du soir et les gazouillis du matin.

Il cibo fresco e semplice, la pasta incondizionale, le torte alla ricotta o alle tagliatelle, i tortelloni alla zucca o alle erbette, le rosette dolcissime, i pomodori e i peperoni deliciosi, la frutta perfetta, il pesto fondente, i cannoli siciliani del Cordon Bleu, le tigelle del Lago Azzuro, la sbrisolona di Mantova, la sorbetteria di Bologna, gli arancini di riso di Parma, il semi freddo di Verona, l’opera italiana di Modena, le torte della nonna, le frittate di Mira, i gelati nella foccacia con Tracy e i biscotti dei bambini.

Les regards amusés des agriculteurs matinaux sur le bord de leur champ, les regards appuyés de la gent masculine dans la rue, le “bella bionda” des habitués du café, les ciao à tout va, l’enthousiasme du vieil Antonio, les sourires des enfants et de leurs mamans, les calins des deux “miens”, les envies de Buzzy,

 Il bennessere senza condizioni, la serenità immutabile.

 Ca s’adopte, un pays ?

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BLUES

 

Peut-on se réfugier ailleurs que dans le passé, le présent, l’avenir ou les rêves ?

 

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Tous les soleils à l’aube ….

C’était un rêve. 

C’était il y a à peine un peu plus de 24h. C’était fort, c’était doux, c’était vivant, c’était violent, c’était beau, c’était évident, c’était interdit, infime et bouleversant.

C’était un rêve.

 C’était encore si présent au réveil, dans les heures qui ont suivi, dans chaque petit moment du matin quotidien. C’était là, c’était quelque part, c’était dans les gestes, dans le soleil qui jouait à cache cache, dans le miroir de la salle de bain, dans l’eau de la douche, dans les reflets des fenêtres ouvertes, dans la fraîcheur des rues.

Dans ma tête, dans les mots dans ma tête. Dans ces mots qui se formaient, s’ordonnaient, s’alignaient, expliquaient à demi-mot et gravaient pour l’éternité la force de cet instant.

C’était un rêve.

Et puis, j’ai attendu, j’ai vécu, j’ai marché, cuisiné, téléphoné, lu, pris le train, marché encore, ouvert grands mes yeux, ri, applaudi, écouté, questionné, expliqué. Je me suis couchée, j’ai rêvé encore, peut être, qui sait.

Et je ne me souviens plus. Plus de tout. Plus aussi bien. Quelques réminiscences, quelques images, quelques sensations. Le reste s’est évanoui, quelque part dans ma tête, quelque part dans mon corps, quelque part dans mon cœur.

Tant que cela reste quelque part.

Les vies que nous pourrions vivre, les gens que nous ne connaitrons jamais et qui n’existeront pas, tout ça est partout. C’est le monde. (Aleksandar Hemon)

 

Et c’est le silence qui reste le plus.

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Echec et mat

 

C’est un con.

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Far Away

Reflets d’une ville.  Reflets d’une histoire. Une longue histoire.

 

Debriefing.

 

Ce n’est pas toujours évident.

Ca secoue, ça apaise.

Ca démange, ça chatouille.

Ca remue.

Des souvenirs.

 

C’est comme un bras ami et tendre autour d’une épaule.

C’est tout chaud, c’est comme une bouillote au fond du lit, au fond du cœur.

 

Avec ou sans lardons ?

Avec ou sans couette ?

Avec ou sans questions ?

Avec ou sans regrets ?

Avec ou sans oublis ?

Avec ou sans « s » ?

Avec ou sans « elle » ?

Avec ou sans dents ?

Avec ou sans mots ?

 

“Je suis une fille à questions”. Plus si discrète que ça.

 

Great shirt.

Sans chocolat. 

4 ans.

Seulement ?!

Used to be.

Eventually.

 

 

 

« Et Valentin, ça craint »

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Rêve

Je ne la sens pas tout de suite. Non, d’abord, je souris, j’imagine, je me rappelle. Je m’étonne, et puis, pas tant que ça, je me demande, après tout, tant que ça ?

Je repense à tout, à tout ce que je peux, à tout ce que je veux, peut-être, peut-être pas, je questionne, je rejoins, je recoupe, je détache, je souligne, je mets en balance, je mets de côté, je mets en avant, je pèse le bien et le mal, les pros and cons, les peut-être et les sûrement, les châteaux et les comètes.

Et si ….?

Et si ?

La menace a gonflé lentement, comme de la pâte à gâteau, si douce, si sucrée et si sournoise, un peu trop de levure peut-être ? Elle s ’insinue doucement dans les moindres recoins du moule, il a trop été utilisé, ses parois sont devenues tellement fragiles. Elle fait monter ce je ne sais quoi d’insécurité, car après tout, tout peut brûler en un instant si l’on n’y fait pas attention. A pleine puissance. Et se consumer, comme dans ce crescendo de Bach où les notes s’envolent, s’emballent, se perdent, hésitent, reviennent et repartent sans prévenir, emportant tout sur leur passage, tout, presque tout, dans un presque rien.

Et si ?

Et puis, non. Le crescendo suit sa nature et redevient decrescendo, après tout, il n’y a aucune raison de se poser la moindre question, il y aura toujours cet accord parfait majeur pour boucler le tout, à la happy end. Je le sais depuis le début, au fond, parce que les doutes d’il y a perpette, ils se sont fait la malle en aller simple, première classe, introduisez votre moyen de paiement s’il vous plaît, et même s’il ne vous plaît pas, voulez-vous un reçu ? Oui, toujours, le reçu, parce qu’on a payé cher le voyage, et puis même, simplement, pour se souvenir. Pour le laisser traîner dans ce tiroir de bouts de vie qui ne ferme plus, j’ai même été obligée d’en créer un deuxième.

Y a-t-il seulement eu crescendo, n’ai-je pas imaginé tout ça, rêvé tout ça, de ces rêves qui vous réveillent avec des sensations plein le ventre et plein la tête et plein la gorge, le cœur renversé de ne pas trop comprendre, de ne pas interpréter, et cette envie majestueuse de continuer ?

 

 

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