mars 19th, 2009 at 10:14 |
‘ Puis je les remercierai d’avoir laissé mon monde s’écrouler’.
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Les draps sont froids. Pieds et mains aussi, et qu’importe, ça la fait rire, maintenant.
C’est absurde et sublime à la fois.
C’est comme souffler sur le feu et avoir de la fumée et des étincelles dans les yeux. Ca pique et ça brille, ça brouille et ça illumine. Elle ne sait pas trop ce qui arrive, ni ce qui est arrivé, ni ce qui arrivera. Cela arrivera, simplement. A quoi bon vouloir tout décider, tout contrôler, tout prévoir. Puisque comme dirait John, à long terme, nous sommes tous morts. A quoi bon s’enfermer dans des carcans dictés par ce qui nous entoure, dans des envies préconçues, dans des chemins idéaux, droits et alberiti. La vie est inattendue et tortueuse, et c’est ce qui la rend délicieuse. Peut-être que c’est arrivé, et peut-être que ça n’arrivera plus. Ou peut être que rien ne s’est passé encore et que cela arrivera doucement. Qu’importe, elle l’a vécu, elle vit, et elle vivra ce qui voudra bien lui tomber sur le bout du nez. Parce que c’était doux comme un baiser d’esquimau en riant et qu’il n’y a pas de raison que ça ne le soit plus. Les souvenirs se sont gravés à jamais dans sa mémoire, et elle ne retiendra que le mémorable. Les rires, les sourires, la douceur, les découvertes, les hauts plus que les bas, la chaleur plus que l’absence. Parce que tout cela, c’est elle, c’est eux, c’est incommensurable. Elle se blottit au creux de ces draps froids et se souvient sans amertume ni regrets. C’était magnifique. Et ce qui a été restera.
Picture by Eclats de rêve
Magnifique !