Rock’n'roll ?

  Comme si l’on pouvait finir par commencer quoi que ce soit en ce bas monde où tout commence par se finir. [Pierre Desproges]

photo0086.jpg

Retrouver, parfois, comme ça, ce qui rythme la vie. Des nuits agitées de rêves sans débuts ni fins, sans passés ni futurs, le métro entre Monge et Quai de la gare, des journées suffocantes dans des salles souterraines, des overdoses de mots et de chiffres qui se suivent sans s’accorder, l’écrasement, le vent qui gifle pour nous faire redescendre, le métro entre Quai de la gare et Monge, le mode repeat, les notes qui s’envolent. Et puis la découverte d’un petit monde hors du monde, fait de formes et de couleurs, les points au coin des yeux, le goût de la framboise sur le bout de la langue, les sourires des retrouvailles, les potins, nouvelles, conseils, soutiens, critiques et projets, leur présence à toutes les deux, leur présence à toutes les trois, le dernier sourire du geste de la main, les mots qui s’envolent, les notes qui s’envolent, le métro Quai de la gare, le vent qui gifle lorsque l’on redescend, les bulles qui pétillent sous le palais et dans les yeux, et puis la disparition. Ne restent que les notes qui envahissent plus qu’elles ne s’envolent, le corps qui se balance sur tous les tons, à tous les rythmes. L’esprit est loin, dans des souvenirs futurs et des espérances dépassées. Un frôlement, un coup d’oeil le font sursauter parfois, mais rien de suffisant. Et c’était peut-être mieux comme ça. Le corps saute, le corps tourne, le corps balance, le corps vacille, le corps s’arrête. Trop tôt peut-être.  Zoom optique x5, détection de sourire.  

RSS 2.0 | Trackback | Comment

Leave a Reply

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>