Brother and sister. Any way, any time.
Le sourire s’évanouit. Son visage s’éteint doucement. Ses mots se font rares, finissent par disparaître. Le brouhaha des voix, si proche, inutile, autour, se fait lointain. La nuit tombe, et il se recroqueville. Il se fait blessure. Ses yeux ne sont plus verts et soleil, mais luisants des larmes qui ne veulent pas couler. Il ne veut pas. Et pourtant, une goutte d’eau s’est risquée sur sa joue. Il lutte. Il n’est plus que blessure. A vif. A sang, presque. Qu’importe, après tout. Les rires ne l’atteignent plus. Il se sent seul. Il a peur. De cette peur diffuse et indestructible qui étreint, qui tord le ventre, serre le coeur, tambourine sur les tempes. De cette peur diffuse qui n’a ni véritable début ni fin, qui n’est qu’existence et persistance, dans le corps, dans la tête, dans l’âme. Dans le coeur. Il ne sait plus. Ni pourquoi, ni comment. Qu’importe. Personne ne comprend. Personne ne sait. Personne ne peut. Alors il éloigne, il rejette, il blesse peut-être. Il se protège. Essaie. Ne sait plus. Voudrait tout lâcher, d’un coup, le corps, l’âme, les poings, la peur, le noeud. Ce noeud qui le paralyse, parfois, sans crier gare, qui l’emplit tout entier, qu’il ne peut plus refouler. Il voudrait pouvoir taper sur la table, crier dans l’oreiller, claquer la porte, exploser, tout leur jeter à la figure. Crier fort. Fort, fort, comme cette étreinte, ces bras qui sont là sans vraiment savoir que faire que d’être là. Et serrer. Mais ça ne suffit pas à apaiser ce qui bout au fond de lui. Ca ne suffit pas. C’est si peu. La larme n’a pas pu atteindre le bas de la joue, le dos d’une main l’a arrêtée avant. Mais il y en a tant d’autres à venir. Que personne ne peut apaiser, contrer, essuyer. Il se sent si impuissant, recroquevillé sous cette couette multicolore. Le passé l’assaillit, encore, toujours. Il n’y arrive plus. Il voudrait tant. Il s’autorise si peu. Tout s’arrête au bord de ses lèvres, va s’entasser quelque part dans son ventre. Là où il n’y a aucune bille colorée, parce qu’il les a chassées. Ou n’a pas su les retenir.
Et je crois en toi.
C’est marrant par moment comme je me reconnais derrière tes sujets(pronoms personnels) implicites^^ Je t’embrasse au passage !
Heureusement qu’il y a toujours un ange pour ratrapper le coup …
A.