And I think I do know what I want.
Et la pluie tambourine sans discontinuer, sur le toit, si près. C’est fou comme je me suis rapprochée du ciel. Et toutes les images, toutes les notes, toutes les sensations, je les ai cachées en moi, au chaud, à l’abri de toute cette pluie qui délave. En moi, dans un coin, dans des coins, partout. Ca fait comme une boule de lumière au milieu de tout ce gris environnant. On croirait presque qu’il n’y a rien. Mais il y a quand même. Il y a le sourire que rien n’efface. Ni le bilan de la première guerre mondiale, ni ce bâillement toutes les 3 pages et demi, ni cette somme de choses à faire qui ne seront jamais faites. Ni cette pluie qui ne s’arrête plus. Je les vaincrai. C’est si important, et c’est si dérisoire. Et c’est fou comme ça fait du bien de le savoir. De sourire dans le vide, aux trottoirs, aux passants, aux têtes qui se tournent, aux yeux qui suivent, aux nuages et aux gouttes d’eau, aux souvenirs et à l’avenir. Comme ça, pour rien. Pour vivre. Le menton est décidé. Le pied droit et le pied gauche se poursuivent en riant, et plus rien ne peut les arrêter.
Au moins pour 10 mètres.
je pensais à toi en voguant sur les derniers post et je me suis rappelé t’avoir promis de t’envoyer le sonnet à la gloire du Grand maître du faluchage. Voici chose faite… ;D (je me suis un peu enflammé sur la fin ^^)
“JC, qui sait qu’aux vers quelquefois je me plais,
Me demande un sonnet, et je m’en désespère.
Quatorze vers, grand dieu ! Le moyen de les faire?
En voilà cependant déjà quatre de faits.
Jeune, JC rêvait d’une vieillesse dorée
Comme celles à passer son temps à siroter.
Un Mojito par ci, un Mojito par là…
Les courtes années passent, effacent ses pas.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
il déclamait à sa gloire une de ses strophes
avec la magnificience qu’on lui connait.
Ou, penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.”