Je garderai la même résolution , et m’y tiendrai avec autant de résolution.
Picture : galeries Lafayette, by Eclats de rêve
Une année s’achève. Elle n’a pas encore vraiment pris le temps de s’asseoir, en fermant les yeux, pour la faire défiler à nouveau, dans sa tête. Pour revivre, le temps d’un instant, tous ces bouts de vie. Pour sentir à nouveau tout le merveilleux de ces 12 mois, et les éphémères visites des demoiselles fatigue, tristesse, peur, maladie. Elle n’a pas encore pris le temps, mais elle sait d’avance que, finalement, c’est le bonheur qui ressortira de tout ce fatras de jours, d’heures, de secondes. Ce bonheur qui s’est infiltré dans les moindre recoins de cette vie qu’elle s’est tissée. Qui a coloré les nuages, illuminé les nuits, rehaussé les saveurs. Elle n’y a pas encore vraiment réfléchi, mais déjà une question perce, s’impose. Pourquoi ? Pourquoi, du jour au lendemain ? Pourquoi, parce qu’un 31 décembre 2008 elle s’est juré que plus jamais elle ne revivrai une telle année, parce qu’elle s’est jurée que la suivante la comblerait, pourquoi cela a-t-il si bien marché ? Elle n’a ni changé sa façon de se lever le matin, ni celle de travailler, ni celle de sourire, ni celle de voir, si celle d’entendre, ni celle de parler. Et pourtant, du jour au lendemain, parce qu’elle l’avait décidé, rien n’était plus pareil. Elle n’a pas encore pris le temps de s’asseoir, pour se revoir, mais elle n’en a pas eu besoin pour le savoir. Une année s’achève, et elle ne sait pas encore quelle force l’a guidée jusque là où elle est. Au milieu des rires de ceux qu’elle aime et plongée jusqu’au cou dans ce qui lui plaît. Mais qu’importe, elle a tout le temps d’y penser avec sérénité. Et de réitérer l’expérience pour encore plusieurs dizaines de nouvelles années.